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Pouvez-vous préciser vos fonctions au sein de lassociation ? Vous êtes une sorte de président-délégué ?
Jean-Pierre Heinen : Je ne sais pas si on peut me qualifier de président-délégué mais, en tous cas, je suis là pour aider le président ou le remplacer lorsquil est absent.
Comment résumer le changement de statuts intervenu le 25 juin ?
J-P H. : Nous avons pensé que lassociation, qui a porté la candidature au succès, pouvait aussi élargir le débat sur le thème de limage. Connaissant le dossier, elle a juste déplacé un peu ses fonctions en devenant un centre de ressources, danimation. Son rôle est désormais de permettre à tous les acteurs, quels quils soient, dagir, de bouger.
Vous avez aussi décidé de créer bientôt des groupes de travail thématiques ?
J-P H. : Il faut bien sûr que nous disposions danimateurs qui connaissent bien les sujets et qui puissent favoriser lémergence de propositions. Mais nous avons dabord besoin de définir une méthode, de savoir ce que lon vise. Je ne doute pas que lexpo sera réussie, mais elle le sera vraiment si elle permet des retombées économiques, culturelles, sociales, humaines et autres... Linterrogation en amont sur ces retombées devrait mettre les acteurs en mouvement et créer les conditions pour quils sengagent.
Donc, la méthode, cest daborder chaque travail de groupe sous langle des retombées ?
J-P H. : Je crois en effet que la question des retombées doit être posée
à chaque groupe de travail, devenir lélément transversal de toutes les réflexions. Lintérêt dune exposition, cest cela : un investissement qui doit aider le pays. La recherche de propositions concrètes interviendra naturellement ensuite.
Quand votre méthode de travail sera-t-elle opérationnelle ?
C.T. : Avec un tel sujet, on va évidemment chercher à surprendre, à donner un rythme avec des moments intenses, des moments de rupture, des moments démotion
Il ne sagit pas de bombarder les gens avec des images mais de leur offrir une sorte de déambulation dans ce monde dimages. Mon objectif cest quils se sentent sollicités, que lévénement leur apporte beaucoup : de la réflexion, du jeu, du loisir, du plaisir, de la rencontre. Cela doit être un moment très fort où tous les points de vue pourront être présents.
Des plus ambitieux aux plus modestes ?
J-P H. : Notre plan de travail sera prêt à la rentrée, non seulement sur la méthode mais aussi sur les thèmes. Nous répondrons alors concrètement aux questions : qui fait quoi et avec qui ?
Comment imaginez-vous les relations entre SEM et association ?
J-P H. : Nous aurons besoin, pour informer les acteurs, que la SEM nous tienne au courant de létat davancement du projet. A linverse, lassociation doit pouvoir transmettre à la SEM des réflexions et des propositions.
Tous les acteurs dont vous parlez ne pourront pas être présents physiquement à lExposition.
J-P H. : Si notre action peut aider à une présence dans lExposition parce quil y a un intérêt, tant mieux, mais ce nest pas lobjectif principal. Je le répète, lassociation nest pas collée à lexpo, elle est collée au thème et aux acteurs. Il sagit pour nous de créer les conditions pour que les gens puissent sexprimer en toute liberté, avant, pendant et après lévénement. |