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INTERVIEW

JEAN-PIERRE HEINEN
Vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, vice-président de l’association, chargé par le président de représenter celle-ci.

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IMAGES 2004 Pouvez-vous préciser vos fonctions au sein de l’association ? Vous êtes une sorte de président-délégué ?
Jean-Pierre Heinen : Je ne sais pas si on peut me qualifier de président-délégué mais, en tous cas, je suis là pour aider le président ou le remplacer lorsqu’il est absent.

Comment résumer le changement de statuts intervenu le 25 juin ?
J-P H. : Nous avons pensé que l’association, qui a porté la candidature au succès, pouvait aussi élargir le débat sur le thème de l’image. Connaissant le dossier, elle a juste déplacé un peu ses fonctions en devenant un centre de ressources, d’animation. Son rôle est désormais de permettre à tous les acteurs, quels qu’ils soient, d’agir, de bouger.

Vous avez aussi décidé de créer bientôt des groupes de travail thématiques ?
J-P H. : Il faut bien sûr que nous disposions d’animateurs qui connaissent bien les sujets et qui puissent favoriser l’émergence de propositions. Mais nous avons d’abord besoin de définir une méthode, de savoir ce que l’on vise. Je ne doute pas que l’expo sera réussie, mais elle le sera vraiment si elle permet des retombées économiques, culturelles, sociales, humaines et autres... L’interrogation en amont sur ces retombées devrait mettre les acteurs en mouvement et créer les conditions pour qu’ils s’engagent.

Donc, la méthode, c’est d’aborder chaque travail de groupe sous l’angle des retombées ?
J-P H. : Je crois en effet que la question des retombées doit être posée
à chaque groupe de travail, devenir l’élément transversal de toutes les réflexions. L’intérêt d’une exposition, c’est cela : un investissement qui doit aider le pays. La recherche de propositions concrètes interviendra naturellement ensuite.

Quand votre méthode de travail sera-t-elle opérationnelle ?
C.T. : Avec un tel sujet, on va évidemment chercher à surprendre, à donner un rythme avec des moments intenses, des moments de rupture, des moments d’émotion… Il ne s’agit pas de bombarder les gens avec des images mais de leur offrir une sorte de déambulation dans ce monde d’images. Mon objectif c’est qu’ils se sentent sollicités, que l’événement leur apporte beaucoup : de la réflexion, du jeu, du loisir, du plaisir, de la rencontre. Cela doit être un moment très fort où tous les points de vue pourront être présents.

Des plus ambitieux aux plus modestes ?
J-P H. : Notre plan de travail sera prêt à la rentrée, non seulement sur la méthode mais aussi sur les thèmes. Nous répondrons alors concrètement aux questions : qui fait quoi et avec qui ?

Comment imaginez-vous les relations entre SEM et association ?
J-P H. : Nous aurons besoin, pour informer les acteurs, que la SEM nous tienne au courant de l’état d’avancement du projet. A l’inverse, l’association doit pouvoir transmettre à la SEM des réflexions et des propositions.

Tous les acteurs dont vous parlez ne pourront pas être présents physiquement à l’Exposition.
J-P H. : Si notre action peut aider à une présence dans l’Exposition parce qu’il y a un intérêt, tant mieux, mais ce n’est pas l’objectif principal. Je le répète, l’association n’est pas collée à l’expo, elle est collée au thème et aux acteurs. Il s’agit pour nous de créer les conditions pour que les gens puissent s’exprimer en toute liberté, avant, pendant et après l’événement.

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