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INTERVIEW

JEAN-CHARLES RINGARD
Directeur des services départementaux de l’education nationale en Seine-saint-Denis
Pour le représentant de l’Etat, l’expo de 2004 s’inscrit parfaitement dans une logique d’actualité : faire entrer l’image dans l’école et l’école dans l’image...

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IMAGES 2004 Dans quelle mesure la thématique de l’expo de 2004 fait-elle écho à vos propres préoccupations ?
J-C.R. : La réflexion sur les images et les nouvelles technologies est vraiment d’actualité pour l’Education nationale. Elle transcende l’ensemble du secteur. De plus, nous ne pouvons que soutenir une exposition a priori centrée sur la jeunesse et qui comprend une dimension éducative majeure.

Quel type de partenariat envisagez-vous ?
J-C.R. : Un groupe de travail réunissant l’association, l’Inspection académique, le ministère et le Conseil général a déjà listé six ou sept actions possibles que nous sommes en train de soumettre au ministère. Après, il appartiendra au ministre de décider.

Peut-on en savoir plus sur ces pistes ?
J-C.R. : Par exemple, il serait souhaitable que, au cours des années 2003-2004, les classes à projet artistique et culturel centrées sur l’image soient prioritaires, sachant que ces “Classes Apac” concernent tous les niveaux, des écoles maternelles aux lycées. Autre mesure très concrète : la création d’options de formations sur l’image et le son dans les lycées. On pourrait aussi développer, dans les établissements, des appels à projets de créations d’œuvres multimédia, dont certaines seraient sélectionnées et diffusées au moment de l’exposition. Ou encore, notamment dans les écoles élémentaires, mener une opération similaire à “La main à la pâte” qui met en liaison des classes avec des scientifiques. Ici, on pourrait développer la coopération entre des écoles et des créateurs d’images. L’essentiel dans ces mesures est que l’exposition internationale ne doit pas être une fin en soi mais un prétexte pour impulser une dynamique autour des images.

Comme une nouvelle façon d’appréhender l’image dans l’enseignement ?
J-C.R. : En France, on n’a pas a rougir de ce qui a été fait dans le domaine de l’image éducative, surtout depuis quelques années autour du multimédia. Le problème est qu’actuellement les considérations sur les équipements et les techniques prévalent sur le sens. Ce qui m’importe, ce n’est pas forcément d’avoir du matériel dernier cri mais de savoir comment il va être utilisé dans les classes, comment il peut modifier l’apprentissage des élèves, l’enseignement des maîtres, le travail en équipe dans l’établissement et, en amont, la formation des maîtres. L’exposition internationale doit aussi être un moyen, pour nous, de reposer ce problème du sens.

Et au plan départemental, vous disposerez d’une marge de manœuvre ?
J-C.R. : Un groupe de travail est déjà créé pour concrétiser des actions départementales dès que le ministre aura pris position. Compte tenu de l’enjeu pour la Seine-Saint-Denis, je veux que nous soyons opérationnels immédiatement pour disposer des deux années scolaires 2002-2003 et 2003-2004.

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